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Le Canyonisme

Des sommets de l’île de la Réunion à l’Océan Indien, le volcanisme, les effondrements gigantesques et l’eau ont creusé leur chemin. Une altitude de 3000 mètres, un relief sculpté et raide, de forts dénivelés, ont donné naissance à une configuration exceptionnelle pour la pratique du canyonisme. De la célèbre Sierra de Guarra espagnole, aux sites de notre île à grand spectacle, de la naissance de l’activité dans les années 1930 en Espagne, à la pratique mondiale, l’activité du canyonisme à la Réunion a trouvé son rythme dans les années 1990, l’exotisme en plus !  

En matière de canyonisme, l’île de la Réunion c’est du grand art. L’île possède une variété fantastique de décors pour une pratique régulière. Sa réputation dans ce contexte n’est plus à faire, elle est unique dans ce domaine, mais pas exclusive. De la simple pratique à la demi-journée, à l’expédition de plusieurs jours, l’ampleur des sites est à la hauteur de vos aspirations et de vos ambitions.

La dimension de l’activité est importante à la Réunion, ludique, enchanteresse, ambitieuse, toujours superbe suivant l’intensité que l’on donne à sa démarche. Bon nombre de pratiquants négligent trop souvent l’engagement et la technicité des canyons de l’île.

Comme dans tout sport spécifique, il faut se préparer moralement, physiquement, et bien sûr techniquement. Il existe tous les niveaux de pratique du canyonisme à la Réunion, pour tous les goûts, dans toutes les gammes de difficultés. Il reste, pour les plus avides de sensations fortes, encore bon nombre d’aventures et d’expéditions à tenter.

A chacun d’évaluer ses capacités d’ensemble en fonction du challenge, être honnête avec soi même et son bagage technique. C’est une règle de base, une règle très précieuse de pratique et de sécurité au cœur de la Réunion.


Les débuts et ses hommes

Le canyonisme n’est pas né "à la Réunion" comme certains personnages venus de l’extérieur ont tenté de le faire croire au grand public. Loin de toutes références et découvrant une activité nouvelle, il était facile de faire passer aux Réunionnais une image déformée et héroïque d’un milieu fantastique à sensations nouvelles.

La "conquête du canyonisme" à la Réunion n’est pas non plus l’apanage d’une ou plusieurs personnes, mais d’un ensemble de personnalités du monde de la montagne ou de l’eau vive, allant des guides de haute montagne et des gendarmes de montagne spécialisés, puis quelques années plus tard, aux moniteurs d’eau vive, aux spéléologues de passage venus s’installer professionnellement. Arrivés au fil des années, ils ont contribué à donner une impulsion durable et performante de la pratique et des ouvertures de tous niveaux. Certaines restent encore confidentielles à ce jour, protégeant un jardin secret extraordinaire. Le domaine de l’exploration fait encore rêver, car il promet de très belles aventures à qui veut bien s’investir dans cette orientation.

Les premiers parcours à l’intérieur des ravines sont dus aux Réunionnais eux-mêmes, qui depuis la conquête de l’île par l’esclavage, explorèrent pour fuir, dans un premier temps et se nourrir ensuite, le potentiel de l’environnement des gorges et des cirques. La première dynamique d’ouverture en canyon à la Réunion reste à l’appréciation du club de "Spéléologie des Laves" créé en 1985 par ses membres, les frères Christian et Jean luc Delpech, Daniel Brillant, et Christophe Corbel. Ils explorèrent la ravine Bras rouge à Cilaos, le canyon Fleur Jaune, descendirent la première cascade du Trou de Fer en compagnie de Pascale La Poule.  Une très belle performance d’exploration pour l’époque. En 1989, une société doublée d’une association du nom de " Canyon Réunion" sous l’égide de Emmanuel Bougnoux, Marc Escoffet, Jacques Bordignon, Frédéric Bissuel, Philippe Penot, Pascal Colas et Vincent Terrisse, donne l’impulsion véritable à la pratique et à l’équipement du canyonisme à la Réunion. 1990 est l’année de la création de la "Compagnie des Guides" pour promouvoir la dynamique montagne et le canyoning à l’île de la Réunion.

Pratiquant temporairement mais activement mon métier de Guide de haute montagne dans les Alpes, cette idée "trottait" dans ma tête pour valoriser et embellir nos efforts sur l’île. Cette structure associative va nous permettre, avec mon partenaire de l’époque, de lancer nos activités canyon et escalade d’une manière plus officielle et plus respectable.

Des guides s’installent sous les tropiques ! C’est une première félicitée par un homme de marque et du milieu, l’écrivain, l’aventurier, le guide de haute montagne, le personnage légendaire qu’est Monsieur Roger Frison Roche.  Ses encouragements, à chacune de nos rencontres, m’aident, dans mes motivations et mes convictions pour aller encore plus avant dans notre démarche tropicalisée.

Nos collègues professionnels guides, installés et pratiquant sur la métropole, ne manquent pas de nous rappeler la réalité des montagnes métropolitaines et d’ailleurs ! La plupart apprécieront au fil du temps l’engagement et la grandeur des cimes et des canyons de la Réunion et ils y viendront chaque année plus nombreux. C’est un bel hommage et une belle acceptation de la réalité de la part de notre corporation pour cette île si méritante. Autre hommage à souligner, que le public ignore dans son ensemble, dès 1987, Marcel Faure, guide de haute montagne, Jean-Jacques Mollaret, le célèbre et joyeux Bertolas, gendarmes spécialistes du secours en montagne, créateurs de l’Eli, s’installent à la Réunion. Ces compères, fous de découvertes et d’aventures, mènent une action d’ouverture largement aussi performante et ambitieuse que celle de la Compagnie des Guides de la Réunion, moins médiatisée certes. Seuls les moyens diffèrent, car l’hélicoptère aide dans les repérages et les approches. Certaines de leurs grandes ouvertures restent encore non répétées à ce jour.

C’est également la période où, Monsieur René Bozon adjoint à la mairie de Chamonix, crée, avec J.J.Mollaret, la maison de la Montagne de Cilaos. A souligner que dans le milieu des années 90, Philippe Gaboriau, guide de haute montagne, BE de kayak également, ouvre les premiers canyons dans le massif de l’Isalo à Madagascar et des lignes très aquatiques et engagées dans les canyons de la Réunion, dont le célèbre Coup de Sabre et Cap Blanc dans la vallée de Langevin. Arrivée lui aussi au milieu des années 90, un spéléologue de talent, Emeric Beaucheron, équipe les anciennes lignes des canyons dans l’actif et sans frottements ! Il en fait sa spécialité et ouvre de nouvelles lignes au fil du temps dont certaines font références et fortes impressions à la Réunion. Il est aujourd’hui le maître des lieux et du temple, enseignant, perfectionnant sans cesse ses techniques, entretenant inlassablement le potentiel exceptionnel des canyons de l’île à grand spectacle.

Encadrement à la journée initiation et perfectionnement :

Fleur Jaune, Trou Blanc, Gobert, Ferrière, Bras des Etangs, Bras Rouge, Rivière Sainte Suzanne, etc…
Tarif : 65 € par personne, équipement compris

Encadrement canyon intégral :

Fleur Jaune, Ravine Crochet, Ravine Montauban, Bras Noir, Eli 2, Bras des Lianes, etc…
Tarif : 85 € par personne, équipement compris.

Grands Canyons

Dudu, Bras sec, Coup de Sabre, Trou de Fer, Takamaka, Mazerin, etc…

Tarif : 150 € par personne et par jour d’expédition.
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